Les milieux naturels de la Côte-Nord

Sur un territoire de l’ampleur de la Côte-Nord, on retrouve une grande diversité au niveau de la faune et de la flore. Les espèces animales et végétales qui y habitent occupent des milieux naturels très diversifiés. On peut diviser le territoire en deux types de milieux : le milieu marin où les organismes vivants baignent dans l’eau salée et le milieu côtier (incluant les îles) où les organismes sont constamment exposés à l’air. 



Le milieu marin

Les organismes vivant dans l’eau salée du golfe Saint-Laurent sont directement soumis aux conditions exposées précédemment dans la section " Le milieu physique ". Ainsi, la salinité de l’eau, la température et les courants font partie des facteurs qui influencent le plus la vie marine. Nous verrons dans la présente section les différents organismes qui vivent dans ce milieu marin afin de mettre en évidence la richesse des eaux du golfe Saint-Laurent.

Le plancton

Figure 6 : Phytoplancton

1. Diatomées

2. Flagellé

Source : Environnement Canada

 

Le terme "plancton" est donné à l'ensemble des organismes microscopiques se retrouvant en suspension dans la masse d'eau. Le milieu marin renferme à la fois du plancton végétal (phytoplancton) et du plancton animal (zooplancton). Le plancton végétal constitue essentiellement le premier maillon de la chaîne alimentaire marine. Il est absorbé par le zooplancton et les animaux filtreurs (ex: les mollusques).

Généralement on note une grande prolifération de phytoplancton au printemps. À cette période la température de la couche supérieure d'eau est favorable à leur croissance et qu'il y a une grande disponibilité en éléments nutritifs. Le plancton animal est principalement composé de petits crustacés (crevettes, "krill", etc.), de larves et d’œufs de diverses espèces de poissons et d'invertébrés.

Figure 7 : Zooplancton

3. Copépode

4. Krill

5. Larve de crabe

Source : Environnement Canada

 

C'est au plancton végétal (genres Alexendrium et Dinophysis) que l'on doit la toxicité de certains mollusques en été. On explique ce phénomène par l'accumulation et la concentration de toxines d'origine végétale dans la chair des animaux qui consomment du phytoplancton ou des carnivores se nourrissant d'animaux inférieurs.

De nuit, on observe quelques fois le phytoplancton ( genre Ceratium) brillant et donnant une teinte verdâtre à l’eau. Ce phénomène s’apparente beaucoup à la lumière que fait la luciole (mouche-à-feu) et se nomme "bioluminescence".

 
Les algues marines

Comme le plancton végétal, les algues se situent au premier maillon de la chaîne alimentaire marine. Elles utilisent l'énergie solaire pour faire de la photosynthèse et créer de la matière vivante à partir des éléments nutritifs et du carbone présent en suspension dans l'eau.

Le fait que l’on retrouve des algues marines à un endroit précis est étroitement liée à la nature du fond marin (sable, vase, gravier, galet, roche) et aux contraintes du milieu (marées, courants, vagues et déplacement des glaces). En général, des algues en densités élevées se retrouvent sur les fonds rocheux qui représentent un support stable sur lequel les individus peuvent se fixer, particulièrement dans les zones abritées.

Les algues de la famille du fucus* sont les plus facilement observables puisqu'elles se retrouvent hors de l’eau à la marée basse. On reconnaît bien les membres de cette famille à leurs flotteurs dispersés sur les tiges, permettant à l’algue d’étaler ses ramifications lorsqu'elle est immergée. Ainsi, à marée basse ces algues brunes sont exposées à l'air et s’empilent les unes sur les autres, résistant ainsi à la dessiccation et aux écarts importants de température.

Au-dessous de la zone de marée, on retrouve la famille des laminaires. À marée basse, la partie supérieure de ces algues, appelée fronde, apparaît souvent à la surface, ce qui forme une barrière naturelle protégeant de l'effet des vagues, la faune et la flore marine peuplant la zone supérieure. Ces grandes algues (en forme de pâte de lasagne) se retrouvent souvent sur la plage, après avoir été arrachés du fond marin lors de tempêtes.


La faune marine

La faune benthique* est en grande partie composée d'invertébrés : Les Mollusques bivalves (moules, pétoncles, mye, couteau, mactre et autres), les gastéropodes (buccin , littorine, patelle) et les échinodermes (oursins, étoiles de mer, ophiures). À cela s'ajoute les Crustacés (crabes, homards, balanes), les groupes des éponges et des cnidaires (anémones de mer et méduses), ainsi que d'autres invertébrés.


Les poissons

Le golfe Saint-Laurent compte 122 espèces de poissons. Selon les habitats fréquentés par ces espèces, on en distingue cinq grandes catégories : les poissons anadromes* (13 espèces), catadromes* (1 espèce- l’anguille d’Amérique), estuariens/littoraux (9 espèces), pélagiques*(23 espèces) et démersaux (poissons de fond - 76 espèces). Les principales espèces exploitables sur la Côte-Nord du golfe sont au nombre de 13 et représentent les groupes de poissons anadromes, pélagiques et démersaux (tableau 1).

  

Tableau 1:

Principales espèces de poisson à vocation commerciale exploitées su la Côte-Nord

 Espèces

Catégories selon l’habitat

Morue franche

poisson de fond

Sébaste

poisson de fond

Plie rouge

poisson de fond

Plie canadienne

poisson de fond

Flétan atlantique

poisson de fond

Flétan du Groenland

poisson de fond

Hareng atlantique

pélagique

Maquereau bleu

pélagique

Capelan

pélagique

Aiguillat

pélagique

Éperlan arc-en-ciel

anadrome

Saumon atlantique

anadrome

Source: Chouinard et al. (1996)


Les mammifères marins

Au total, 18 espèces de mammifères marins peuvent être observées dans les eaux du golfe. On compte 8 espèces de baleines à dent ou odontocètes* (famille du dauphin et du Béluga), 4 espèces de baleines à fanons ou mysticètes* (famille des rorquals) et 6 espèces de phoques (famille des pinnipèdes).

Les principales espèces observables sur la Côte-Nord sont le Marsouin commun (baleine à dents) et tous les espèces de rorquals (Rorqual commun, Rorqual à bosses et Rorqual bleue, Petit rorqual). Trois espèces de phoques sont présentes de façon commune dans la région de la Côte-Nord. Il s’agit du Phoque gris, du Phoque commun et du Phoque du Groenland.

Espèces prioritaires

Quatre espèces de mammifères marins sont jugées prioritaires par le plan d'action Saint-Laurent Vision 2000. Il s'agit du Phoque commun, du Marsouin commun, du Béluga et du Rorqual commun. Les mammifères marins sont protégés par des réglementations strictes, comme la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec qui protège la population de bélugas du Saint-Laurent. En ce qui concerne les activités de chasse, de pêche ou même d'observation, Pêches et Océans Canada a le mandat de protéger les mammifères marins et leurs habitats.


La chasse

Seuls les autochtones peuvent chasser les cétacés (baleines) sans l’obtention d’un permis auprès de Pêches et des Océans du Canada. Certaines restrictions s’appliquent notamment pour les espèces comme le Béluga et le Narval. En ce qui concerne la chasse aux phoques, seuls le Phoque gris et le Phoque du Groenland sont des espèces chassées. Environ 960 permis commerciaux et personnels ont été délivrés sur la Côte-Nord en 1994 et 1995.



Les milieux côtiers et insulaires

La végétation côtière de la Côte-Nord du golfe et de l'Île d'Anticosti est très différente de celle de la rive sud du Saint-Laurent. Caractérisée par des peuplements forestiers d’Épinette noire, de Sapin baumier et de Bouleau blanc, la Côte-Nord compte 368 taxons* de plantes vasculaires, 83 de lichens et 80 de mousses. De ces nombres, 21 espèces de plantes sont jugées prioritaires* sur la Côte-Nord.

Sur l'Île d'Anticosti seulement, on compte 800 espèces de plantes vasculaires, 200 espèces de lichens et 150 espèces de mousses. L'archipel de Mingan constitue également un milieu insulaire extrêmement bien pourvu avec 475 espèces de plantes vasculaires dont de nombreuses plantes arctique-alpines (plus de 35 espèces) et certaines plantes considérées rares ou d'intérêt.

Une multitude d’îles et îlots se succèdent jusqu’à la hauteur de Blanc-Sablon. Certains de ces milieux insulaires ont des formations rocheuses distinctes de celle de la Côte-Nord. Alors que la côte est constituée de granit et de gneiss, l'Île d'Anticosti et l'archipel de Mingan sont formés de roche calcaire. Cette assise rocheuse alcaline (basique) engendre des sols différents de ceux de la côte. À cela s’ajoute des conditions climatiques souvent particulières dans lesquelles seules certaines espèces de plante sont capable de croître.


Milieux humides

Que ce soit dans les tourbières ou aux abords des marais, l’abondance et la diversité des espèces animales et végétales sont étonnantes en milieux humides. Ces zones baignent soit dans une eau douce ou salée et cela favorise la croissance de plantes adaptées à ces conditions particulières.

Évidemment, les espèces animales bénéficient de ces milieux riches et dynamiques. On retrouve plusieurs espèces d'invertébrés, de poissons, d'amphibiens, d'oiseaux et même de mammifères dans les milieux humides. 


La tourbière

Contrairement au marais salé, la tourbière n’est alimentée qu’en eau douce. Selon la provenance de cette eau, on distingue deux types de tourbières. Celles alimentées uniquement par l’eau de pluie (tourbières ombrotrophes) et celles alimentées par un ruisseau ou une rivière (tourbières minérotrophes). Quel que soit le type de tourbière, ce sont toujours des milieux humides où l’eau se déplace très peu ou pas du tout. Cette eau a donc une faible teneur en oxygène, ce qui entraîne une lente décomposition de la matière organique. Ce tapis spongieux qui caractérise la tourbière est donc le résultat de l’accumulation de végétaux morts et faiblement décomposés.


Le marais salé

La présence de marais salés sur la Côte-Nord du golfe est plutôt exceptionnelle. Alors que le littoral est habituellement composé de sable, de gravier ou de rochers, les marais salés contrastent par leur composition en particules limoneuses. Les courants pratiquement nuls, ainsi que l'apport d’eau limité à la période des hautes eaux, permettent aux fines particules de limon de se déposer et de former ce substrat vaseux typique des marais salés. Sur ce sol organique se fixent Spartine alterniflore, Salicorne d’Europe, Plantain maritime et autres représentants typiques de ce milieu humide (Figure 8).


Les milieux terrestres

On retrouve deux (2) milieux terrestres distincts sur le territoire : la prairie salée et la forêt boréale.


La prairie salée

La prairie salée apparaît comme un milieu ouvert où on retrouve une végétation basse et un sol de très faible épaisseur. Les facteurs tels que la variation de salinité, l'instabilité du sol et la sécheresse rendent ce milieu difficile pour la croissance des plantes. Puisqu’il s’agit d’un milieu exposé aux vents et à l’action de la mer, la végétation a pour principal rôle de stabiliser le sol. D'autre part, les espèces de plantes présentes dans ce milieu sont souvent très sensibles aux perturbations telles que le passage de véhicules tout terrain et le piétinement intensif.

 

Source : Environnement Canada

Figure 9 : Étagement vertical représentatif des prairies salées du golfe du Saint-Laurent 


La forêt boréale

La forêt boréale est constituée d’arbres matures où dominent les conifères (épinettes et sapins). L’Épinette blanche étant une espèce côtière, on note une présence importante de celle-ci, en bord de mer. L’épinette noire, bien qu’elle soit présente sur la côte, est surtout bien représentée à l’intérieur des terres. Les forêts que l’on retrouve près des berges de la Côte-Nord sont souvent le résultat d’une succession végétale ayant débutée peu après la dernière glaciation (il y a 8 000 ans environ). Puisque les conditions climatiques sont difficiles sur la côte, ces arbres ont une croissance très lente. Des perturbations tel que la coupe forestière et certains aménagements peuvent avoir des conséquences irréversibles sur la végétation présente.



Les oiseaux

Les milieux marins et côtiers étant très diversifiés sur la Côte-Nord, il en résulte une faune ailée des plus riches, à la fois en espèces et en nombre. Des 233 espèces qui fréquentes le golfe en été, 85 espèces nichent dans la portion nord (Île d’Anticosti et Côte-Nord). Malgré le faible nombre d’inventaires réalisés, on a identifié, sur la Basse Côte-Nord, pas moins de 63 espèces nicheuses.

Plusieurs espèces trouvent, sur la côte-nord du golfe, les conditions propices à leur alimentation ou à leur reproduction. Puisque la portion du territoire visé par la ZIP Côte-Nord du Golfe est d’abord côtière et marine, nous ne traiterons que des oiseaux fréquentant le domaine pélagique et le milieu côtier. La sauvagine, les oiseaux marins et les oiseaux de rivages seront donc les trois groupes discutés.


La sauvagine

Cette catégorie renferme l’ensemble des oies et canards (famille des Anatidés). Au total,16 espèces fréquentent le territoire de la Côte-Nord du golfe et de l’île d’Anticosti (tableau 2). La Bernache du Canada y est fortement représentée, notamment sur l’île dAnticosti où on a signalé la plus grande densité de population pendant la période de la reproduction. Sur la Côte-Nord comme tel, la plupart des bernaches ne sont que de passage, au printemps et à l'automne. Ces populations nichent plutôt au Labrador et à Terre-Neuve; un faible nombre seulement demeure sur la Côte-Nord pour nicher.

Trois espèces de canards marins nichent sur la côte et les îles du territoire: L’Eider à duvet, l’Arlequin plongeur et l’Harelde kakawi. L’Eider à duvet est l’espèce nicheuse la plus abondante et elle occupe surtout le littoral des baies abritées à proximité des zones de hauts-fonds; cet oiseau s’alimente principalement de petits invertébrés marins tels les moules, bigorneaux et gammares.

Tableau 2:

Espèces nicheuses d'anatidés dans la ZIP Côte-Nord du Golfe

 Espèces

Côte-Nord

Île d'Anticosti

OIES

 

 

Bernache du Canada

OUI

OUI

CANARDS BARBOTEURS

 

 

Sarcelle d'hiver

OUI

OUI

Canard noir

OUI

OUI

Canard colvert

OUI

OUI

Canard pilet

OUI

OUI

Sarcelle à ailes bleues

OUI

OUI

Canard chipeau

OUI

NON

Canard d'Amérique

OUI

NON

CANARDS PLONGEURS

 

 

Fuligule à collier

OUI

NON

Garrot à oeil d'or

OUI

OUI

Garrot d'Islande

OUI

NON

Grand harle

OUI

OUI

Harle huppé

OUI

NON

CANARD DE MER

 

 

Eider à duvet

OUI

OUI

Arlequin plongeur

OUI

OUI

Harelde kakawi

NON

OUI

TOTAL

15

13

OIES

1

1

CANARDS BARBOTEURS

7

5

CANARDS PLONGEURS

5

4

CANARDS DE MER

2

3

Source: SCF (1996)


Les oiseaux marins

Les oiseaux dits côtiers sont ceux qui nichent en colonie sur la côte ou sur les îles. Certaines espèces sont uniquement pélagiques, c’est-à-dire qu’elles passent tout leur temps en mer sans jamais fréquenter le milieu côtier.

Près de 150 000 couples d’oiseaux marins fréquentent la Côte-Nord et l’île d’Anticosti. Les archipels de Sept-Îles, de Mingan et des Îles Ste-Marie, de même que le refuge de Baie de Brador, sont parmi les sites où l’abondance d’oiseaux marins nicheurs est la plus élevée. Les espèces les plus fortement représentées sont le Goéland marin, le Goéland argenté, le Goéland à bec cerclé et la Mouette tridactyle (famille des laridés); le Macareux moine et le Guillemot marmette (famille des alcidés) et le Cormoran à aigrettes (famille des phalacrocoracidés).

On note la présence de huit (8) refuges d’oiseaux migrateurs sur la Côte-Nord du golfe.


Les oiseaux de rivage

On retrouve dans cette catégorie, l’ensemble des oiseaux fréquentant le littoral tant pour y faire leur nid que pour leur alimentation. Évidemment, il n’est pas exclu que certaines espèces côtoient également le milieu marin pour se nourrir, mais en proportion beaucoup moindre que les oiseaux marins.

Le Grand Héron est une espèce vivant en colonie, près des zones marécageuses d’eau douce ou salée. Dans le territoire de la Zip Côte-Nord du Golfe, les principale colonies se trouvent sur l’île Manowin (archipel de Sept-Îles) avec 31 couples et sur l’île d’Anticosti avec 10 couples. Aucune colonie n’a été recensée sur la Basse Côte-Nord.

Outre le Grand Héron, 13 espèces d’oiseaux riverains ont été dénombrées sur le territoire de la Côte-Nord. L’archipel de Mingan compte une grande abondance d’oiseaux de rivage et cela peut être expliqué par le statut de protection (réserve de parc national) de ces îles de même que par la nature du rivage constitué en grande partie de platiers où les petits invertébrés abondent.


Espèces prioritaires

Selon les données de Saint-Laurent Vision 2000, 7 espèces prioritaires nichent dans le secteur Côte-Nord - Anticosti. Ce sont le Canard pilet, la Sarcelle à ailes bleues, l’Arlequin plongeur, le Garrot d’Islande, le Pygargue à tête blanche, la Sterne Caspienne et le Hibou des marais.

L’Île d’Anticosti possède la principale zone de reproduction du Pygargue à tête blanche au Québec. La population est considérée en hausse depuis l’interdiction de l’utilisation des DDT et autres organochlorés* est interdite au Canada et aux États-Unis.


La chasse

Sur la Moyenne et la Basse-Côte-Nord se sont les canards marins tels la Macreuse à front blanc, l’Eider à duvet et l’Harelde kakawi qui constituent, avec le Canard noir, les principales prises. Les activités de récolte d’oeufs et la chasse intensive aux oiseaux marins depuis le milieu des années 1600 a fait chuter de façon dramatique les populations. Dans certains cas, les conséquences ont été irréversibles (extinction du Canard du Labrador) ou encore, comme pour le Fou de Bassan, certaines espèces ont cessé de nicher sur le territoire. Depuis 1980, ces activités sont interdites par la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. Bien que ces activités illicites se poursuivent, la proportion a grandement diminué grâce à la sensibilisation de la population et à une surveillance accrue.



Les territoires protégés

Outre la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan qui vise la protection de quelque 800 îles et îlots s’étalant le long de la Côte-Nord, on retrouve sur le territoire de la ZIP 19, trois (3) réserves écologiques de juridiction provinciale, 8 refuges d’oiseaux migrateurs de juridiction fédérale, 57 habitats fauniques créés par le Ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec (MEF), 68 rivières à saumons réglementées, trois parcs municipaux (englobant l’archipel des îles de Sept-îles) placés sous la juridiction de la Ville de Sept-Îles.