LES PROBLÉMATIQUES
Les ateliers de la consultation publique
Lors de la consultation publique des 7 et 8 novembre 1997, les participants ont exprimé leurs opinions face aux problématiques environnementales de leur région. Quatre ateliers portant sur des sujets différents ont permis d’orienter les discussions en fonction des intérêts et priorités de chacun. Suite à l’exposition des différents énoncés par les participants, des priorités d’action furent votées. Les priorités sélectionnées représentaient souvent une synthèse de deux ou plusieurs énoncés. Ainsi a-t-il été possible de cibler correctement des préoccupations des intervenants et de s’assurer qu’aucun aspect des sujets exposés ne soit omis.
Atelier A : Pêches et ressources
marines
L’industrie de la pêche est au cœur même des activités économiques de la Côte-Nord du golfe du Saint-Laurent. Faut-il se rappeler que dès le milieu des années 1800, la pêche et la transformation de la morue en filets salés et séchés furent la première raison du peuplement sur le territoire de la Moyenne et de la Basse-Côte-Nord ? La pêche commerciale demeure encore aujourd’hui un des plus importants secteurs d’activités économiques du territoire. Il va de soi que les problématiques soulevées à ce sujet sont de première importance pour la région. Lors de la consultation publique de novembre 1997, 14 personnes ont participé à cet atelier et 15 énoncés ont été proposés. De ces énoncés, sept (7) propositions jugées prioritaires ont été retenues.
La principale préoccupation qui ressort de cet atelier est le besoin de développer de nouvelles avenues pour l’exploitation des ressources marines : une meilleure gestion des stocks, l’exploration de nouveaux marchés, la transformation des produits marins et l’aquiculture. Ces pistes de développement vont dans le même sens que les objectifs visés par les ministères et les industriels de la pêche. En effet, depuis la rupture des stocks de poissons de fond, les ministères et les entreprises s’efforcent de trouver des solutions qui permettront de relancer le secteur de la pêche tant sur la Côte-Nord que dans l’ensemble du Québec et des Maritimes. Déjà plusieurs nouvelles ressources et méthodes de transformation sont explorées sur la Côte-Nord. L’économie du territoire et la pérennité de la ressource dépendent grandement des solutions trouvées pour poursuivre les activités d’exploitation des produits marins.
Atelier B : Usages et loisirs
Il est clair que les activités humaines, tant industrielles que de loisir, affectent notre environnement. Cet atelier a permis de mieux comprendre l’impact de nos activités sur le milieu naturel et de trouver des solutions afin de minimiser cet impact souvent négatif. Neuf (9) personnes ont participé et apporté leurs idées. Au total 17 énoncés ont été exprimés, desquels sept (7) ont été retenus comme priorités d’action.
Les participants ont exprimé, à travers les préoccupations soulevées, le désir de mettre sur pied une meilleure gestion des déchets en général ainsi qu’un renforcement des réglementations déjà en place. Les priorités visaient ainsi deux buts: tout d’abord une meilleure protection des milieux naturels sensibles à l’impact des activités humaines et la mise en valeur de ces secteurs pour promouvoir l’écotourisme qui prend de plus en plus d’ampleur à l'échelle de la province.
Atelier C : Espèces et habitats
Lorsqu’il est question de protection de l'environnement, une des premières préoccupations soulevées est la protection de la faune et de la flore. Il s’agit donc de préserver les milieux qui abritent cette vie afin de garder un juste équilibre entre la place qu’occupe l’homme et celle qu’occupent les espèces qui l’entourent. Le souci de conserver l’intégrité des écosystèmes gagne en popularité. En effet, que ce soit par les médias ou à l’école, le mot " écologie " fait maintenant partie du quotidien. Il va de soi que ce sujet fut abordé en consultation publique et inclus dans les priorités d’action du PARE. Dix-sept (17) personnes ont participé à cet atelier et plusieurs d'entre elles avaient une formation en sciences naturelles. Des 22 énoncés présentés, sept (7) priorités ont été retenues par vote.
Deux éléments majeurs ressortent des discussions ayant eu lieu lors de cet atelier. Premièrement, il est prioritaire d'acquérir des connaissances sur les ressources que l'on veut protéger. Ensuite, ces connaissances doivent être retransmises aux gens de la région, soit par des activités de sensibilisation ou en fournissant l'expertise de spécialistes, permettant à ces gens de poser des gestes positifs pour l'environnement.
Atelier D : Contamination et santé
humaine
Bien que le bassin du golfe du Saint-Laurent soit immense et profond, il n'en demeure pas moins fragile et sensible à la pollution. Évidemment si le fleuve est pollué et que nous récoltons notre nourriture dans ses eaux, nous nous polluons nous même! Ainsi notre santé dépend de celle du Saint-Laurent: c'est cette vision qui a animé les 18 intervenants de l'atelier sur la contamination et la santé humaine, où, des 25 préoccupations exprimées, 7 furent jugées prioritaires.
Les besoins exprimés lors de cet atelier sont très diversifiés. Ils touchent à la fois la sensibilisation de la population, le contrôle des déversements de déchets solides et d'effluents liquides ainsi que la gestion des activités de récupération et d’élimination des déchets.